Configurer WordPress pour le SEO avec Jimenez Julien

 

WordPress fait tourner une part considérable du web, et son installation par défaut est loin d’être optimale. Quelques réglages effectués dans les premières minutes évitent des mois de correction. Quelques autres, oubliés, produisent des dégâts qu’on découvre un an plus tard. Voici l’ordre à respecter.

Les cinq minutes qui décident de tout

Deux réglages, en tout et pour tout, méritent d’être traités avant même de publier une ligne.

Le premier concerne la structure des adresses. Par défaut, WordPress produit parfois des URL du type ?p=123, illisibles et sans aucun signal sémantique. Le second est une case à cocher dans les réglages de lecture, qui demande aux moteurs de ne pas indexer le site utile en phase de construction, catastrophique si on oublie de la décocher au lancement.

Ces deux points reviennent en boucle dans les audits, et Julien Jimenez en fait le premier réflexe de toute prise en main : avant de discuter contenu, on vérifie que le site est visible et que ses adresses sont propres. Un site invisible pendant six mois, ce sont six mois perdus qu’aucune stratégie ne rattrape.

Régler les permaliens avant de publier

Allez dans Réglages puis Permaliens, et choisissez la structure « Nom de l’article ». Vous obtenez votresite.com/plongee-en-croatie plutôt qu’une suite de chiffres.

Faites-le avant de publier. Changer cette structure sur un site existant modifie toutes vos URL d’un coup et impose de mettre en place des redirections sur l’ensemble du site. C’est faisable, mais c’est un chantier.

Évitez d’inclure la date dans l’URL : vos articles paraîtront périmés dès l’année suivante, et vous ne pourrez plus les mettre à jour sans incohérence.

 

Ce que WordPress génère sans vous prévenir

C’est la partie que personne ne regarde, et c’est là que se trouvent les vrais problèmes.

WordPress crée automatiquement des pages d’archives par catégorie, par étiquette, par auteur, par date, et une page dédiée pour chaque fichier joint. Sur un blog de voyage avec trois cents photos, cela représente trois cents pages sans le moindre contenu.

Traitez-les ainsi : conservez les archives par catégorie si elles sont structurées et utiles, désindexez les archives par étiquette si vous en utilisez beaucoup, désindexez systématiquement les archives par date et par auteur sur un site à auteur unique, et redirigez les pages de pièces jointes vers l’article qui les contient. Une extension SEO gère tout cela en quelques clics.

Les réglages de médias

WordPress génère plusieurs formats pour chaque image importée. Sur un site riche en photos, la médiathèque enfle très vite et l’hébergement suit.

Vérifiez les dimensions générées dans les réglages, et supprimez les formats que votre thème n’utilise pas. Prenez surtout l’habitude de redimensionner vos images avant de les téléverser : une photo de vacances sortie d’un appareil récent pèse plusieurs mégaoctets et n’a aucune raison d’être servie telle quelle.

Renseignez systématiquement le texte alternatif de chaque image. C’est une exigence d’accessibilité, et c’est aussi ce qui vous rend visible en recherche d’images canal loin d’être négligeable sur les thématiques visuelles.

Le socle technique

Trois derniers points à cocher avant de considérer l’installation terminée.

Activez le certificat de sécurité et forcez la redirection vers la version sécurisée. Presque tous les hébergeurs le proposent gratuitement aujourd’hui.

Choisissez le format de domaine avec ou sans www et tenez-vous-y définitivement, avec une redirection de l’autre variante.

Installez enfin une seule extension SEO, jamais deux. Deux extensions concurrentes génèrent des balises en double et des signaux contradictoires. C’est l’erreur d’installation la plus fréquente, et l’une des plus pénalisantes.

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